7 mai 2013

« I do not believe that democracy is the best way ». The guy who pronounced this sentence a few weeks ago in Hong Kong is neither Xi Jinping, the new Chinese president, nor a member of the old guard of the Communist Party, but a Canadian professor, Daniel A. Bell. On his own website , he introduces himself like that : « He was born in Montreal, educated at McGill and Oxford, has taught in Singapore and Hong Kong, and has held research fellowships at Princeton’s University Center for Human Values and Stanford’s Center for Advanced Study in the Behavioral Sciences. »

This professor of ethics and political philosophy and director of the Center for International and Comparative Political Philosophy at Tsinghua University in Beijing considers that the way democracies select their leaders is not the best one. He is not willing to improve democracies, he does not say like Winston Churchill that « democracy is the worst form of government except all the others that have been tried », he simply denies that the « one man, one vote system » is better than all the others.

Instead of that, Daniel A. Bell promotes a political system in which political leaders would be selected (not elected) according to their intellectual abilities and moral attitudes.

Des funambules sur la corde raide

2 avril 2012 § Poster un commentaire

Tribune parue dans Libération du 30 mars 2012

Avis à la population. Mesdames, Messieurs, le cirque médiatique ne rembourse pas les billets des spectateurs mécontents. La course de petits chevaux élyséenne vous ennuie ? La communication généralisée, version moderne de la magie, vous navre ? «Nous sommes dans la même tente que les clowns et les monstres de foire, c’est le show-business», disait Edward Murrow, directeur de l’information de CBS dans les années 50.

Dans Circus Politicus, qui se présente comme une enquête sur le théâtre d’ombres de la politique française, l’ancien porte-parole de l’UMP, Dominique Paillé, raconte les tours de magie des spin doctors : «Vous faites dire à dix bouches, qui normalement font autorité, dix fois de suite, que les bonus ont été arrêtés, les Français en seront convaincus.»

Pendant la campagne, des prestidigitateurs font miroiter des «sauvetages d’entreprises et d’emplois» qui relèvent de l’illusion d’optique. Comment s’extraire du piège tendu par les fabricants de storytelling, qui comptent sur nos capacités d’extrapolation à partir d’anecdotes, de mots lyriques, de mises en scènes isolées ? « Lire la suite »

Circus politicus dévoile la dérive anti-démocratique

2 février 2012 § 4 Commentaires

Mesure-t-on véritablement les conséquences du putsch qui a été commis, à notre insu, contre la démocratie?

Après l’immense succès de Sexus politicus , Christophe Deloire et Christophe Dubois s’attaquent au théâtre d’ombres qu’est devenue la politique française.

Désormais, celle-ci est dominée par la scène européenne, mais aussi par des réseaux « Lire la suite »

L’étrange omerta des médias sur le cas DSK

1 janvier 2012 § Poster un commentaire

Tribune parue dans Le Monde du 17 juin 2011

L’affaire de la chambre du Sofitel démontre que les éditoriaux à tous de bras ne permettent pas d’approcher de la vérité, pas plus que les sermons ne prédisent l’avenir. Pour parler de la vie politique, les médias français alignent traditionnellement une cohorte d’éditorialistes, rebaptisés depuis « commentateurs », là où les Anglo-Saxons, avec tous leurs défauts, préfèrent lancer leurs enquêteurs pour livrer au public le maximum de révélations. Or de la soif de vérité factuelle les démocraties ne se portent jamais mal.

La démocratie française a besoin d’une sérieuse cure d’un remède inventé par un Britannique, George Orwell, la « common decency » : la décence commune, une morale de la simplicité et de l’honnêteté. Elle devrait s’imposer aux politiques, aux « intellectuels », autant qu’aux journalistes. La décence commune en l’espèce, c’est le respect des personnes, bien entendu, mais surtout le refus de l’hypertrophie verbale, une obsession de la soumission aux faits. Cette décence devrait prohiber le commentaire vaseux qui se croit libre parce qu’il ne s’autorise que de lui-même. « Lire la suite »

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